Un récent amendement de loi bioéthique améliore les critères de sélection des donneurs de sang. Je vous fournis plus d’explications sur un sujet très attendu.

Le vote plein d’espoir de l’Assemblée Nationale

Cet amendement voté à la chambre basse lève les critères de sélection des donneurs de sang homosexuels et bisexuels. Auparavant, ces critères dépendent de l’orientation sexuelle du donneur.

Pourtant, la communauté a toujours estimé que cette règle est discriminatoire. Ainsi, le Gouvernement a demandé aux députés de lever la durée d’abstinence imposée aux donneurs de sang masculins.

Le texte cité en référence

Selon l’article 7 bis « les critères de sélection des donneurs ne peuvent être fondés sur aucune différence du traitement, notamment en ce qui concerne le sexe du ou des partenaires avec lequel les donneurs auraient entretenu une relation sexuelle ».

Le mesure prendra peut être effet en janvier 2022.

Le cas du don de sang pour les homosexuels

Les homosexuels ne peuvent effectuer de don de sang qu’à partir de juillet 2016. En 2019, la Direction Générale de la Santé a diminué la période d’abstinence nécessaire avant tout don de sang.

Les douze mois d’abstinence passent à quatre mois. Toutefois, de nombreux donneurs demeurent exclus malgré ce raccourci.

Une avancée importante selon Olivier Véran

Après plusieurs revirements, le Ministre de la Santé a fait une déclaration récente sur Twitter. Selon le Ministre, le don de sang répond aux mêmes impératifs de sécurité sanitaire, quelle que soit la sexualité.

Il veut aligner les critères de sélection des donneurs dans les mois suivants. Il s’agit de la conclusion d’un engagement pris en 2013.

Pourtant, en juillet 2020, le même Ministre parle d’un risque sanitaire de contamination du VIH via des poches de sang. Elles sont issues de personnes de même sexe.

Il trouve l’amendement dangereux à l’époque. La prudence l’amène à la voie du décret.

En effet, ce dispositif est plus flexible. De plus, il autorise un retour en arrière en cas de problème.

Une interdiction due au VIH

En 1983, le don de sang des homosexuels est interdit. Cette interdiction fait suite à une contamination 65 fois plus élevée au VIH chez les gays.

De plus, le taux d’incidence de la maladie est 200 fois plus élevé. Malgré le test effectué sur les poches de sang,  le virus ne peut être détecté dans le sang durant 12 jours.

De son côté, la Direction Générale de la Santé cite la surveillance épidémiologique des donneurs de sang. En fait, l’ouverture du don de sang aux hommes qui fréquentent d’autres hommes n’a pas d’impact sur le risque résiduel de transmission du VIH par les produits sanguins.

Les députés ont ainsi voulu en finir avec une forme d’hypocrisie et une discrimination injustifiée.

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Crédit Photo : sciencesetavenir.fr & rtbf.be

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