Certains crient au sacrilège, d’autres applaudissent concernant l’entrée en scène du genre neutre. Je vous livre les grandes lignes à propos de cette nouveauté qui fait le buzz.

Le point de départ de la polémique

L’édition en ligne du dictionnaire le Robert a introduit un nouveau pronom dénommé « iel ». Grande levée de boucliers pour les amoureux de la langue de Molière.

Pour sa part, l’Académie Française est saisie du problème. Selon le Robert, « iel » est un pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel.

Son utilisation permet de désigner une personne sans tenir compte de son genre. En fait, il s’agit d’un pronom neutre qui n’est ni féminin ni masculin.

Les explications d’une chercheuse

Afin d’éclairer la lecture, Lila Braunschweig, chercheuse  à Sciences PO en philosophie politique, a écrit un ouvrage explicite intitulé « Neutriser, Emancipation/s par le neutre » sous l’édition « Les liens qui libèrent ». Selon elle, le genre neutre sert à signaler deux éléments.

Il permet de désigner l’identification d’une personne qui ne se reconnait ni dans le masculin ni dans le féminin. Par ailleurs, le genre neutre détermine également une façon de penser le genre sans automatiquement indiquer le masculin.

Un usage selon les situations

La contraction de « il et de « elle » avec iel est utilisée par les personnes qui se reconnaissent dans le pronom. Plusieurs contenus font appel au genre neutre notamment les textes de chercheurs/chercheuses.

Les rôles différents de deux significations du pronom neutre autorisent des complémentarités. Elles ciblent le dépassement de la binarité d’une langue.

Concrètement, l’exclusion des genres neutres n’est plus admise. Par ailleurs, un groupement composé d’hommes et de femmes qui compte une majorité de femmes peut être désigné par « iel ».

Les autres langues à titre de référence

En anglais, la langue est simple à dégenrer. Il faut citer l’exemple du pronom neutre « They ».

Il s’agit d’un pluriel non genré à la base. Un Français, les adjectifs sont genrés.

Dans les langues latines, dégenrer s’avère plus compliqué. Un autre cas est illustré par le pronom « hen » en suédois.

C’est un pronom neutre. En France, le débat est houleux.

En effet, le débat sur le genre est généralement clivant car il s’appuie sur des visions du monde très complexes. Pourtant, La langue française se distingue par une binarité importante.

Comme certains redoutent un endommagement de la langue française, il faut parler davantage de l’évolution y compris des pratiques du genre. Retrouvez plus de sujets ici.  

Crédit Photo : sudouest.fr

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