Définitivement adoptée le 29 juin, la nouvelle loi sur la bioéthique apporte plus de précisions. Je vous livre quelques points clés à retenir.

La situation de la PMA auparavant

Avant cette nouvelle loi, le PMA ou procréation médicalement assistée est très restrictive. Elle s’adresse exclusivement aux couples hétérosexuels.

Ils doivent être mariés, pacsés ou concubins. Ils ont des problèmes de fertilité constatés par un médecin réfèrent.

Pour la conception d’un enfant, les couples lesbiennes et les femmes seules doivent se rendre à l’étranger pour bénéficier de la PMA. Il s’agit de pays comme l’Espagne et la Belgique.

Le coût d’une PMA peut varier entre 400 à 11 000 euros. Ce budget ne comprend pas les frais de déplacement et d’hébergement.

La PMA après l’adoption de la récente loi

Le parcours d’une PMA en France favorise également les femmes lesbiennes ou célibataires. Comme pour les couples infertiles, les femmes ont droit à la PMA jusqu’à 43 ans.

Chaque candidate peut disposer d’une aide médicale à la procréation. Ainsi, elle doit honorer plusieurs entretiens avec un médecin ou une équipe médicale spécialisée en fertilité.

Le personnel va définir les motivations des futurs parents. Il va les informer sur les techniques médicales disponibles et les conséquences inhérentes,

Après un délai de réflexion de deux mois, une confirmation de la demande par écrit est effectuée auprès du médecin.

Les options liées à la PMA

Quatre tentatives de fécondation in vitro et six inséminations artificielles sont  remboursées à taux plein par la Sécurité Sociale. Le coût moyen d’une insémination artificielle est de 950 euros, tandis qu’une tentative de fécondation in vitro vaut entre 3 000 à 4 000 euros.

Les catégories de PMA

Plusieurs formes de PMA sont admises. Il s’agit de la FIV ou Fécondation in vitro, l’insémination artificielle, le transfert d’embryon.

Il faut aussi citer la conservation des gamètes comme les ovocytes et les spermatozoïdes ainsi que les tissus germinaux provenant des tissus ovariens ou testiculaires. Enfin, les embryons font partie des PMA.

Les nouveautés dans le parcours de PMA

La loi de bioéthique implique la levée de l’anonymat des donneurs de sperme ou d’ovocyte. Toute personne conçue par assistance médicale à la procréation avec tiers donneurs, peut accéder à l’identité du donneur à sa majorité.

Les Etats européens apportent des  réponses variables à ce sujet. Au Danemark, les enfants issus de PMA peuvent accéder à cette identité.

Par contre, la loi espagnole décide que les dons doivent demeurer anonymes. En France, aucun lien de filiation ne peut être établi avec le donneur identifié.

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Crédit Photo : france24.com & leparisien.fr

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