Les injures jugées transphobes continuent leur prolifération. Pour cette fois, je vous livre quelques détails concernant l’hebdomadaire ultraconservateur Valeurs Actuelles.

Plus d’infos concernant une parution blessante

Un numéro publié le 27 mai 2021 traite d’un dossier spécifique dans le magazine Valeurs Actuelles. Un sous-titre retient particulièrement l’attention.

Il s’intitule « comment les lobbies instrumentalisent le changement de sexe ? » La une agresse directement la communauté transgenre en spécifiant « le délire transgenre ».

La situation inquiétante  des transgenres

Les transgenres constituent les personnes LGBT les plus discriminées avec un taux élevé de 60 %. Dans l’hexagone, elles son victimes d’un acte transphobe à raison de 85 %.

De plus, 37 % des transgenres ont subi plus de cinq actes du même type au cours de leur vie. Les insultes concernent un taux absurde de 59 %.

Le harcèlement touche 27 % des victimes. Ces chiffres émanent de l’association STOP Homophobie et sont disponibles sur le site internet.

Une plainte multiple en réponse

Face aux propos insultants de Valeurs Actuelles, plusieurs associations ont déposé plainte pour injure transphobe. Il s’agit des associations  Mousse, STOP Homophobie et Adheos. Selon l’avocat des associations Maître Étienne Deshoulières, la plainte porte sur plusieurs propos infâmes.

En effet, les termes délire transgenre cités par Valeurs Actuelles renvoient à une page sombre qui qualifiait les Transidentités de maladie mentale. L’injure correspond à une procédure d’assimilation abusive.

Par exemple, traiter une personne transgenre d’aliénée équivaut à dire à un homosexuel qu’il est pédophile.

Les réactions de la Ministre de Tutelle

Elisabeth Moreno est le Ministre en charge de l’Egalité entre les hommes et les femmes. A travers un tweet, elle a vivement critiqué les propos tenus par Valeurs Actuelles.

Elle a partagé une photo de la Une qu’il a fallu recadrer. En effet, cette Une comporte la mention d’une interview donnée par Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement Macron.

La réaction indique que « ce n’est pas la première fois, mais on ne s’y habitue jamais. S’il faut la chérir, la liberté d’expression n’autorise pas toutes les horreurs.

Le mot Valeur est ici vidé de toute sa substance. La transphobie est une réalité qui tue. »

Les autres réactions

Sur Twitter, les réactions qui condamnent la couverture et le contenu du dossier de l’hebdomadaire sont explicites. C’est le cas de Jill-Maud Royer, une candidate LFI des régionales en Ile-de-France.

Il faut également citer l’adjoint au maire de Paris Centre en la personne de Florent Giry.     SOS Homophobie spécifie que la transphobie est un délit puni par la loi.

Découvrez d’autres infos ici.  

Crédit Photo : ledevoir.com

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